Parce qu’il n’y a pas que PHP dans la vie, j’ai décidé d’assister au dotGo 2015, la conférence européenne sur le Go. Ce langage open source et créé, à la base, par une équipe de Google, vient d’avoir 6 ans, et certains puristes ne jurent déjà que par lui. Voici un résumé des présentations de l’unique journée de conférence:

.@francesc talking about implementing FP primitives with Go. Here Haskell’s ‘Maybe’. Fun. #dotgoeu #dotgo pic.twitter.com/ZVHmhrSsRs

— Sam Bessalah (@samklr) 9 Novembre 2015

  1. Happiness: Péter Bourgon rappelle que les micro services peuvent entraver le débuggage quand ils sont nombreux, et que le Golang n’était pas facile à manipuler à ses débuts. Mais il avoue tout de même qu’il est heureux de travailler avec..
  2. Systèmes distribués: Verónica López raconte l’expansion du langage depuis quelques années.
  3. Tools: Fatih Arslan fait une démo des outils pour développer en Go, du générateur de code au linter en passant par le chercheur de définition, mais sans s’étayer sur les packages de test.
  4. Functional Go: Francesc Campoy Flores s’amuse à coder en Go comme s’il s’agissait de haskell, avec variables immutables et first class functions. En conclusion, c’est faisable mais lent et non adapté.
  5. Lightning talk techniques : des informations techniques diverses: utilisation des certificats SSL, témoignage de gain de performance, package python qui convertit du python en Go, gestion de http2 avec go1.6.
  6. Internal Go: Alan Shreve expose sur la contribution open source, on ne peut pas aider sans comprendre l’architecture d’une app
  7. Svgo: Anthony Starks présente sa lib de manipulation vectorielle
  8. Bleve full text search: Marty Schoch explique les différents filtres utilisés par les recherches full texte et raconte comment les contributions internationales ont fait évoluer son projet open source
  9. Mobile go: David Crawshaw détaille comment les Goroutines sont transformés en processus du système d’exploitation
  10. Worker go: Matt Aimonetti optimise en live un worker Go
  11. Go at Docker’s: Jessica Frazelle partage des petites anecdotes et bugs liés au Go chez Docker
  12. Simple is complicated: Rob Pyke, l’un des créateurs du langage, raconte comment il a été difficile de le concevoir pour qu’il soit simple. Go est un langage fixé et ajouter des features n’en est absolument pas la philosophie

Jason Hickey about running Go in Chrome and vanadium at #dotgoeu pic.twitter.com/eMTKa970rx — Charles Sarrazin (@csarrazi) 9 Novembre 2015

Ça valait le coup ?

Tout à fait. Je pense que tout développeur se doit de s’intéresser à d’autres langages et à leurs mécaniques. Même sans comprendre toutes les subtilités du Go, l’expérience a été très enrichissante en tous points. Je continuerai à garder un oeil sur le Golang.

This is the best representation of a map function I’ve even seen! @francesc #DotGoEu pic.twitter.com/HBehkUhvTY

— Micha Mazaheri (@mittsh) 9 Novembre 2015

Mais le Golang, c’est demandé/utilisé ? En France, à part MailJet qui était un ambassadeur de la conférence, je n’ai jamais entendu parler de sociétés qui le mettent en avant. Même les entreprises de formation n’ont pas l’air de s’en soucier. #dotgoeu a été très “influent” sur Twitter ce jour là vers San Francisco.

San Francisco 1 TensorFlow 2 #TacoEmojiEngine 3 #mondaymotivation 4 #satsummit 5 Fallout 4 6 #dotgoeu pic.twitter.com/jX4Hago2xs — Trend Topics USA (@TrendTopicsUSA) 9 Novembre 2015

Ah ça sert à rien alors…

Ce n’est probablement pas le meilleur choix pour du développement web. Mais encore une fois, un développeur se doit d’être curieux des évolutions dans le milieu, ne serait-ce que pour s’adapter à la demande du marché. Dans le meilleur des cas, il le fait par passion.