Cette année, Eleven Labs a, pour la troisième fois, sponsorisé le Symfony Live 2016, qui s’est déroulé à la Cité Universitaire. Nous étions présents avec nos brand new Wilson Black Edition, notre borne d’arcade et nos astrobeers.

Après notre Storify de ce matin, voici un retour détaillé en mode live tweet de l’astronaute Captain Jojo !

Cette année, le Symfony Live Paris s’est déroulé à la Cité universitaire, un lieu d’exception pour une des meilleures conférences de l’année.

Tout commence par Fabien Potencier qui nous présente les répertoires de code monolithique.

La notion de répertoire monolithique est utilisée par Facebook et Google, qui pourtant ont des dizaines de gigas de données.

Les avantages de l’utilisation d’un seul répertoire pour un projet sont :

  • la simplicité des codes review, comme le code de tous les applicatifs sont dans le même répertoire, une réfactorisation de classe peut se faire en une seule PR et beaucoup plus facilement avec un simple ‘sed’
  • il n’est plus nécessaire de gérer les dépendances internes, exemple le sdk et l’api du projet évoluent au même moment et seront à jour en même temps.

Mais comme le dit Fabien Potencier, le mieux est d’avoir les deux gestions de répertoire, avoir une gestion monolithique et avoir un répertoire par projet que l’on souhaite suivre. Le but étant de pouvoir partager des morceaux du projet sans avoir à donner l’ensemble du projet, cela est intéressant surtout lors de la réalisation de projet avec des prestataires externes.

La difficulté d’avoir cette gestion pour les répertoires, est de s’outiller pour suivre l’ensemble des projets. Durant la conférence, Fabien Potencier nous a montré comment il gère cet ensemble plutôt compliqué à l’aide de “git sub-tree” qui a du être recodé suite à des problèmes de lenteur d’exécution (jusqu’a 1 jour complet).

J’ai tout de même envie de tester ce mode de fonctionnement qui parait avoir plus d’avantages que la gestion actuelle.

Les slides et les avis

Le composant Guard

Jéremy, un Marseillais de Sensio, est venu nous parler d’un nouveau composant Guard, disponible depuis la version 2.8 de Symfony. La première chose est que le composant n’apporte aucune nouvelle fonctionnalité par rapport à l’authentification qui existe déjà dans Symfony. La seule nouveauté est la gestion de l’authentification en une seule class, et non plus les trois ou quatre à mettre en place actuellement.

Lors de son talk, un exemple de code nous apporte une idée de l’utilisation beaucoup plus simple, je vous invite à tester le composant dans vos projets en Symfony 2.8.

Les slides et les avis

La migration de Symfony 2.0 à 3.0 où comment faire une migration progressive.

La Fourchette est venue nous montrer comment mettre en place une migration progressive de leurs applications, la problématique étant de ne jamais avoir d’interruption de service.

Pour réussir cette migration, ils sont partis sur une solution ApiPlatform, qui leur permet de ne plus se concentrer sur la partie transmission des données, mais seulement sur le métier.

<Le code métier a d’abord été mis dans une LegacyBundle pour leur permettre de ne pas avoir d’interruption de service. Puis, les développeurs gèrent la synchronisation des données, pour cela ils n’ont pas choisi une migration unitaire car trop longue, mais plutôt une migration progressive qui récupère les données du legacy au fur et à mesure de l’utilisation de l’application.

Après un an de travail, il leur reste encore beaucoup de fonctionnalités à migrer mais l’architecture qu’ils ont mise en place leur permet d’être sereins.

Je trouve leur migration vraiment sympa, elle permet de vérifier les choix techniques à chaque instant et de ne pas fermer des services utilisateur.

Les slides et les avis

Les fuites de mémoire en PHP

Le début du talk nous a permis de comprendre comment PHP opère la gestion de sa mémoire. Cela permet d’avoir une réflexion sur les problèmes liés à cette façon de faire et donc de réfléchir à notre code. L’exemple marquant est l’utilisation d’objet cyclique (A appelle B qui lui même utilise A), qui arrive à chaque fois à une fuite mémoire.

Après cette explication, le speaker nous a montré l’utilisation de son outil phpmeminfo, on peut y trouver les fuites mémoire et surtout quel objet reste en mémoire. Cela peut permettre de débuger des problèmes de performances sur les scripts.

Le talk était très sympa, mais le speaker oublie que le choix de PHP n’est pas une obligation et que dans certain cas (comme un deamon), il vaut mieux choisir une autre technologie.

Les slides et les avis

Retour d’expérience sur les microservices.

Le speaker vient nous expliquer la mise en place des microservices chez Auchan, il commence par présenter ce qu’est une architecture microservices.

1 microservice = 1 domaine métier = 1 composant applicatif

Il montre que l’architecture qu’il voulait mettre en place devait suivre le reactive manifesto disponible ici . En résumé c’est:

  • responsive
  • resilient
  • elactic
  • message driven

La première étape de son travail a été de mettre en place un message driven. Il a donc choisi RabbitMq, mais cela ne suivant pas le manifesto qui n’était ni elastic, ni résilent, ni responsive, il a donc choisi de reporter le problème et de faire une nouvelle architecture.

Tout d’abord il a choisi un format d’exchange entre les applicatifs, le canonical data (json).

Il est alors parti sur des applications full Symfony, qui contiennent chacune l’api (route + format d’echange) mais le code métier restait dans chaque applicatif. Il avait alors un seul code d’API compris dans un bundle partagé. Avec ce choix technique, il suivait le manifesto reactive, mais n’avait plus de message driven.

Il choisit donc de mettre seulement en prod un talend entre chaque appli qui permet d’avoir de l’asynchronisme. Pour les développeurs, il y a donc une transparence de l’asynchronisme qui permet d’avoir des environnements de dev plus simples.

Je ne suis pas fan de son architecture car elle ne contient qu’une seule technologie et non une réflexion plus globale, de plus l’utilisation d’un bundle commun entre chaque applicatif n’est pas microservices compiliant car cela créé une dépendance entre les services.

Les slides et les avis

Le composant workflow.

Ce composant ne parle pas à grand monde, d’ailleurs peu de personnes l’utilisent car il n’est pas en production depuis longtemps.

Le composant workflow est une machine à état ou machine de pétri. Il est développé par Fabien Potencier au début puis surtout par Grégoire Pineau qui l’a repris en main, il a essayé de suivre les spécifications de la machine de pétri.

Le composant permet de suivre le workflow d’un objet très facilement, il suffit de beaucoup de config et un peu d’implémentation pour les transitions.

Durant tout le talk, il donne l’exemple de la presse et la gestion du workflow de publication ce qui nous donne un vrai exemple d’utilisation de ce nouveau composant.

Les slides et les avis

Blablacar nous présente ElasticSearch

Le talk nous propose de comprendre comment Blablacar utilise ElasticSearch sur leur front.

On y retrouve un tutoriel de l’utilisation d’Elasticsearch avec de nombreux exemples concrets récupérés du site de Blablacar. Le talk fut assez court et manquait de préparation.

En bref un bon récapitulatif de la documentation Elasticsearch, dommage de ne pas être allé plus loin.

Les slides et les avis

Performance au quotidien dans un environnement Symfony.

Certainement la meilleure présentation de la première journée de la Symfony Live, Xavier Leune est venu nous présenter la performance chez CCM Benchmark, le plus gros groupe de médias en termes de pages vues au monde.

Tout d’abord, il a choisi des métriques à suivre qui permettent d’avoir une ligne directrice lors de tout choix technique ou de développement.

Il a choisi alors le framework, Symfony n’avait pas les meilleures performances, au contraire il était dans les derniers, mais cela était surtout dû à Doctrine, CCM Benchmark avait envie de travailler avec Symfony car malgré de mauvaises performances, c’est un framework très suivi et qui a beaucoup d’autres avantages.

Il a donc codé leur propre ORM nommé Ting qui a remis Symfony dans la course des performances.

Une fois le framework choisi, il donne plusieurs petits tips pour améliorer le cache Symfony telle que la mise en place du warm-up après la mise en production et pleins d’autres à revoir dans les slides.

Le dernier point de la présentation était la mise en place de Blackfire pour le suivi des performances pendant le développement, il explique comment mettre Blackfire dans notre CI, à chaque PR, il joue les scénarios Blackfire sur un environnement de test.

Cette présentation est à voir, elle permet de se familiariser avec la gestion de la performance dans un grand groupe média.

Les slides et les avis

La confiance dans une entreprise.

Le fondateur d’OpenClassRoom vient présenter sa vision de la société d’aujourd’hui.

La présentation nous montre les défauts de la société d’aujourd’hui qui pense que nous sommes toujours à l’usine. Il commence par nous montrer ce qui ne va pas aujourd’hui.

Puis, nous explique ce qu’il a mis en place chez OpenClassRoom avec un historique très sympa du Site du zéro. On y voit des images d’il y a 10 ans et ça nous fait revenir dans le passé.

Il finit par de nombreux conseils de management tels que la transparence et la confiance. On n’est pas loin chez Eleven :)

Les slides et les avis

PSR6 ou le cache interface.

Nicolas Grekas est venu nous présenter l’un des derniers standards de la php-fig. Il explique que PSR6 est une norme qui tente d’uniformiser la gestion du cache. Le problème étant que cette norme est en ‘brouillon’ depuis plus de 3 ans et que personne n’arrive à se mettre d’accord.

Le souci est que php-fig est un regroupement des gros frameworks du marché, ce n’est pas toujours représentatif des besoins métiers. C’est pour cela que l’un des développeurs du cache doctrine était assez mécontent en lisant la PSR6 car malgré le cache très poussé de Doctrine, celui-ci était loin de la nouvelle norme PSR6.

Nicolas Grekas nous montre alors comment Symfony a développé la mise en place de ce PSR6, il s’agit de deux interfaces à implémenter, une pour l’objet que l’on souhaite mettre en cache et la seconde pour le pool de cache (la technologie de cache).

Pour l’instant, l’implémentation est simple, mais il reste beaucoup de travail donc toute aide est la bienvenue. La présentation était sympa et permet de réfléchir sur la mise en place du cache ainsi que l’intérêt du PSR.

Les slides et les avis

La sécurité web par Blablacar.

La présentation était très parlante et permet de voir le nombre de failles possibles dans un site web. L’exemple parlant du champ hidden qui n’est pas correctement vérifié sur le serveur et permet d’avoir pleins de billets SNCF pour le prix d’un parait une évidence mais rappelle que la sécurité est une affaire du quotidien.

Il montre ensuite une succession de problèmes de sécurité courants, tels que les XSS, le CRSF TOKEN, le brut force, etc …. Je vous invite à regarder les slides au plus vite, en espérant qu’ils soient disponibles.

Les slides et les avis

Doctrine 2

Cette présentation ne partait pas gagnante, je ne suis pas fan de Doctrine et même contre beaucoup d’ORM.

Les speakers nous ont présenté plusieurs cas d’utilisation. Doctrine ne permet pas de gérer nativement de IFNOTNUL, il faut donc coder un adaptateur.

Durant tout le talk, les présentateurs parlent des problématiques rencontrées avec Doctrine et comment faire pour y répondre. Mais comme d’habitude, on y retrouve une succession de code magique, qui n’invite pas à l’utilisation de Doctrine. Je repars dans le même état d’esprit qu’en arrivant : je n’ai aucune envie d’utiliser Doctrine.

Les slides et les avis

Le composant d’expression langage.

La présentation était très métier, je n’ai presque rien noté. La seule chose que j’ai comprise est que l’utilisation du composant d’expression langage était très simple d’utilisation.

C’est ce genre de présentation très métier qui sans notion de ce dernier, me pose problème et m’ennuie dans les conférences. Heureusement, une session de live coding m’a permis de ne pas m’endormir.

Les slides et les avis

Sécurité et HTTP

Romain Neutron était là pour nous expliquer comment fonctionnent les headers http de sécurité. Il nous a montré les bases d’un serveur sécurisé avec les headers tels que xss-protection, frame-options, content-type-option, ainsi que la configuration sécurisée d’un nginx.

La suite de la présentation était sur les content-security-policy, qui permettent d’identifier les contenus de son site. La conférence était très complète et nous donnait de bonnes idées à mettre en place sur nos serveurs de prod.

L’utilisation du nelmio/NelmioSecurityBundle permet de faire une migration en douceur des headers et donc de la sécurisation de vos applications.

Les slides et les avis

Les applications cloud native

Le speaker était “fou”, il parlait très vite et se perdait parfois dans ses explications. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que applications cloud natives ne veulent pas dire applications sur des serveur cloud, il suffit de suivre des règles d’architecture :

  • avoir un CDN
  • avoir un proxy cache
  • les applications n’ont pas connaissance du serveur où elles sont déployées
  • avoir un message driven

La présentation était très intéressante mais manquait d’une ligne directrice.

Les slides et les avis

Conclusion

La conférence était un vrai succès et merci à tous les conférenciers pour la qualité de leurs présentations. J’ai appris beaucoup de choses et repars avec de nombreuses idées de veille.

Je vous invite à voir l’ensemble des slides et à poser vos questions en commentaire de ce post.