Le 5 juin dernier, tandis que la France entière affrontait vaillamment sa première canicule de l’année avec du courage, de la sueur et les jambes à l’air, les organisateurs du Best of Web ont eu la bonne idée de réunir une petite tranche de notre communauté bien au frais - ou pas - dans la Grande Crypte du 16e arrondissement de Paris. Salariés, freelance, étudiants… Des développeurs et intégrateurs de tout bord étaient présents dans la salle pour assister à une douzaine de conférences, chacune portant sur un sujet très différent de la précédente.

IMG_0788 Jésus, le premier évangéliste Web, était également présent ce jour-là.

Qu’est-ce que le Best of Web ?

Comme nous l’a expliqué brièvement son géniteur Cyril Balit en ouverture de la journée, l’idée des Best of Web est née d’un constat simple : la multiplication des meetups annuels centrés sur les technos Web a atteint un seuil où les aléas de la vie (travail, vie privée, flemme, piscine, etc.) font qu’il est devenu beaucoup plus compliqué d’y être présent à chaque fois. Ce qui est bien dommage, car certaines conférences particulièrement bien rodées mériteraient parfois qu’un plus large public ait l’occasion d’y porter son attention. Certes, on peut parfois se faire une séance de rattrapage sur Youtube, mais si une présentation vous inspire à entamer une discussion autour d’un bol de chips et d’une bière, rien ne vaut votre présence physique à l’événement.

L’objectif du Best of Web consiste donc à donner à certains orateurs une seconde opportunité d’effectuer leur présentation devant un public un peu plus large. Et comme son nom l’indique, la sélection se veut basée sur la crème de la crème des talks parisiens, avec des sujets touchants aux technos les plus hot du moment. Huit meetups parisiens ont été scrutés, de Paris JS à Cordova Paris, pour établir cette compilation par conséquent très diversifiée.

De quoi ça parlait ?

De plein de choses ! Best of oblige, les sujets abordés touchaient différents frameworks, API et langages. En premier lieu, il faut mentionner l’excellente introduction de Christophe Porteneuve, qui en quarante minutes a retracé l’histoire du Web, fait un point sur sa situation présente, et suggéré ce à quoi il pourrait servir dans le futur. L’occasion de rappeler des choses positives - l’évolution plutôt considérable des outils et du respect des standards en vingt ans - et des choses qui le sont un peu moins, comme le fait que l’éducation est totalement à la ramasse lorsqu’il s’agit de former des développeurs Web.

Puis les talks se sont enchaînés : Virginie Bardales a fait un point complet sur la conception et l’utilisation d’une API REST, Martin Gorner a passionnément expliqué les principes du Material Design et son implémentation dans une application avec Polymer, Jacopo Daeli nous a montré comment faire du streaming vidéo avec NodeWebkit… Je ne vais pas tous les mentionner un par un, la liste des sujets et les diaporamas associés étant déjà disponibles sur le site de l’événement. Sachez juste que les sujets étaient particulièrement variés et qu’il y en avait pour à peu près tous les goûts.

Parmi les moments forts de la journée, on retiendra le duo Samuel Goldszmidt et Norbert Schnell avec leur présentation inédite de la Web Audio API, qui ont mis en place un vrai petit concert virtuel avec les téléphones du public. Dans le registre de l’interactivité, Raphaël Luta avait aussi prévu de faire participer un peu son audience en la faisant voter pour ses héros préférés via Twitter, tout en visualisant simultanément les résultats en temps réel sous forme de graphes avec D3.js. L’intégrateur qui sommeille en moi a aussi particulièrement apprécié la conférence de Mathieu Parisot sur les CSS Grid, super claire et très alléchante vis-à-vis du futur de la mise en page en CSS.

Un mauvais point en revanche pour Mickael Dumand qui nous a fait du teasing pour une appli de lingerie basée sur Kinect sans pouvoir nous la montrer, gnnhhhhh… Du coup, il a manipulé une voiture.

Ca valait le coup d’y être ?

Oui, complètement. Parce qu’on a tous nos petites préférences et nos opinions sur les différents outils qui parsèment le Web d’aujourd’hui, c’est toujours intéressant de voir plusieurs frameworks et différents points de vue se confronter au cours d’une même journée, histoire de contraster avec les meetups plus focalisés sur une technologie particulière. Chaque orateur a eu l’occasion d’argumenter en faveur d’une techno qu’il apprécie au travers de mises en situation plus ou moins élaborées, ce qui laisse au public la possibilité de se faire son propre avis et d’orienter sa curiosité là où il le souhaite.

Ceci étant dit, on aurait tort de ne pas mentionner un autre aspect capital de cette journée.

Impossible de fermer ce billet sans signaler la qualité du buffet qui nous était servi. Du rosbif en tranche super moelleux à la tarte au saumon fort goûtue, la pause du midi fut un moment de liesse pour nos estomacs. Autant dire que même l’alarme incendie a eu du mal à nous tirer de là. Un big-up également aux bonnes gens de SFEIR qui ont pensé à ramener de la bière.

Et bien entendu, Eleven Labs était dans la place avec sa vaillante armée de Wilson et son saladier de schoko-bons ! Mais surtout, grâce à nous, vous n’avez pas eu besoin de choisir entre votre amour du Web et celui de la balle jaune puisque vous pouviez assister en direct au match de Jo depuis notre stand. Elle est pas belle la vie ?

A quand un prochain événement ?

Une date est d’ors-et-déjà fixée pour les prochains Best of Web : le 3 juin 2016.

S’ils engagent le même traiteur que cette année, j’y retourne.

Tous les liens vers les présentations sont présents sur le site du Best of Web 2015.